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Langues critiques en albanais

Retrouvez ici toutes les critiques de l’atelier Langues Critiques 2019 !

Be Arielle F.

de Simon Senn
samedi 12 octobre à L’Abri
Par Marjorie Lottaz

Un homme sur scène 🚶 Simon Senn👤

Se photographie 🤳

💄 Regard public 👁

Filtre féminin

Raconte son histoire📇

Achat sur internet d’une représentation tridimensionnelle du corps d’Arielle Réplique digitale💻
Double numétique 👯

Réalité virtuelle 🖲
Immersion dans le corps d’Arielle*

Expérimentation technologique intime 🧜 Troublante 🌫

Simon se questionne ❔

Droit à l’image Ethique ⚖
Identité de genre 👫

Corporalité 🌝 Perception de soi 2 Dysmorphie 📲

Performance unique 4 Exceptionnelle

💪 Engagée

 

Pièce

Collectif Gremaud / Gurtner / Bovay
Théâtre Saint-Gervais, le samedi 12 octobre
par Marjorie Lottaz

Une pièce
pas symétrique 📶 une fenêtre 🖼 des radiateurs 🔥 des murs blancs◽

👭

2 femmes attendent

Parlent en même temps 🗣

🚶

1 homme arrive

Petits bruits sur le sol quand ils marchent 👠

Cacophonie

Maladresses 🏹
Hésitations 🤷
Erreurs de langage 👄
Intentionnel ✍
Faux.sses mauvais. es comédien.nes 👹

Mise en abyme 🔳
Une pièce dans une pièce 🎭

Absurde 🤸 Longeurs 🕘 Redondance👯

Antigone? 👑 J’ai pas les ref 📚

Relation entre les personnages? 🤼 Manque d’interactions 👥

🤗 😞

Intonations et gestes forcés Trop de sous-jeu 9
Tue le jeu 🔪

Néanmoins 💁
Démarche intéressante 🧐

 

Atelier : Le clown en toi

Fidèle Baha
Théâtre Pittoëf, Samedi, 12 octobre
par Drita Veshi

Cette fois, ce sont des enfants de 7 à 12 ans qui seront « maîtres « sur scène.
Animé par Fidèl Baha, les enfants se prêtent au jeu d’initiation au jeu « Faire le pitre » Etre un clown et pas seulemnt…
Qu est-ce un clown ? Que fait-il ? Y a-il un sens à ce qu’il fait ?
Sur scène, en interaction avec l’animateur qui leurs posent ces questions, les enfants donnent des réponses intéressantes, originales:uau.. on arrive à décortiquer le jeu rigolo du clown sur scène.
Impressionant de voir dans un laps de temps, les petits en clowns, qui vont faire grandir un papillon,imiter les manupilations d’une marionette fictive, pantonimer un adolescent au téléphonne, la maman faire des courses en poussant le chariot, les papis et mamies marchant difficilement dans la rue et se pleignant des douleurs, de la vie etc..
Libération de la parole, des gestes, des rires.

L`animateur, les fait jouer, danser, sauter, tortiller plein de sourire, joie et ils s’y donnent totalement.
Activité ludique, comique et éducatif.
D.V

 

Critique du théâtre

E shtunë, 12 tetor
Atelier : Palaçoja tek ty
Théâtre Pittoëf
Drita Veshi

Këtë herë, do të jenë fëmijë »zotër të skenës »

Drejtuar nga Fidel Baha, fëmijtë interesohen të bëjnë hapat e para ne rolin » Unë shakaxhi » « Të jesh palaço dh jo vetëm….
Cfarë është bufoni?Cfarë roli ka ai ? A kanë kuptim veprimet e tij ?
Në skenë, në bashkëpunimin me animatorin që u drejton këto pyetje, fëmijtë japin përgjigje interesante dhe origjinale : uau… zbërthim i lojës bufone të palaços në skenë.
Impresionuese të shohësh se si në pak kohë, të vegjëlit palaço, do të bëjnë një flutur të rrahë krahët,të imitojnë lëvizjet e një marionete fiktive,të bëjnë pantonime të një adoleshenti me telefon në vesh,nënën duke bërë pazar, të moshuarit me vështiësitë e tyre në ecje, duke u ankuar për dhimbjet dhe jetën në përgjithësi etj..
Clirim i fjalës, i gjesteve, i të qeshuravet !
Animatori i mëson të luajnë, të kërcejnë, të hidhen,të përdridhen plot gëzim dhe të qeshura ! Fëmijtë jepen me gjithë shpirt në këtë aktivitet.
Aktivitet komik, argëtues dhe edukatif.
D.V

 

La Revue 2019

MakeFun Productions
Samedi 13 octobre
par Era Malaj

Alors que le rideau n’est pas encore levé, le spectacle s’ouvre sur un homme en gilet jaune aux manies de Louis de Funès, qui annonce la couleur du spectacle : ce soir on va rire. On retrouve ce personnage à plusieurs reprises de la soirée qui nous fait rires aux éclats avec ses mimiques, son costume, ses voix et ses bruitages. Une fois que le spectacle commence véritablement, on retrouve les engagements politiques que l’on connait tant à la Revue. Il y a Pierre Maudet, Sandrine Salerno, Rémy Pagani, Esther Alder et d’autres personnages emblématiques genevois qui chantent, dansent sur des chansons aux paroles revisitées : le publique rit. Les sujets d’actualités (le CEVA, la grève des gilets jaunes, le conseil administratif de Genève) sont abordés avec beaucoup d’humour grâce au jeu très burlesques des comédiens : on aime y voir des personnages plus fous les uns que les autres. Il y a des comédiens, des comédiennes et plusieurs danseuses qui sont uniquement de sexe féminin. Toutefois, il est peut être important de rappeler que la femme n’est pas un objet sexuel. Après l’entracte, le rythme redescend et la salle devient plus silencieuse. On aborde alors le sujet de la grève des femmes du 14 juin dernier : les femmes y sont caricaturées, décrédibilisées or, je suppose que les comédiennes de La Revue (comme toutes autres femmes exerçant un métier) sont moins payées que leur collègues hommes, pour le même travail. Banaliser, je cite « le flic me touche le minou » en chantant ou encore mettre en symétrie le congé paternité et les revendications de l’égalité des genres ne passent pas chez tout le monde. Rire, oui, mais pourquoi ne pas utiliser l’arme qu’est le rire et le divertissement pour faire changer les choses ? Pourquoi ne pas rire intelligemment? Biensûr, personne n’est épargné dans La Revue et on revient au rire dès que les personnages aux costumes extravagants et aux personnalités multiples sont sous les projecteurs. Une fois le rideau renfermé, l’homme au gilet jaune réapparaît une dernière fois : le spectacle se clôture dans le rire et sous les applaudissements du public.

 

La Revue 2019

MakeFun Productions
Samedi 12 octobre
par Era Malaj

Ende pa u hapur perdja,një burrë me jelek ngjyrë të verdhë e me zhdervjelltësinë e Louis de Funès, jep titullin e shfaqjes: »Këtë mbrëmje do të qeshim ».
E takojmë këtë personazh shumë herë gjatë mbrëmjes dhe na bën të qeshim me lot falë mimikës,kostumit, zërit dhe imitimeve të shumta.
Kur shfaqja fillon me të vërtetë, gjejmë atë çka njihet mirë në « La Revue »…veprimtarinë politike …Po ,është Pierre Maudet,Sandrine Salerno,Remy Pagani,Esther Alder e shumë e shumë personazhe emblematike gjenovezë, që këndojnë,kercejnë me këngë ku fjalët janë improvizuar: publiku qesh.
Çështjet e aktualitetit,( CEVA, greva e jelekverdhëve,këshilli administrative i Gjenevës), trajtohen me shumë humor falë lojës tepër komike të aktorëve: njëri më i marrosur se tjetri..Shohim artistë e artiste dhe njëkohësisht kërcimtare…te seksit femëror por jo grua objekt seksual.
Pas pushimit,ritmi ulet…publiku bëhet me i qetë.Shpaloset çështja e grevës së grave, me 14 qershorin e kaluar:gratë janë karikaturuar, janë çvlerësuar:mendoj që edhe artistet e La Revue, ( sikundër të gjitha gratë që ushtrojnë një profesion), paguhen më pak se sa kolegët meshkuj, për të njëjtën punë.
Duke banalizuar, citoj »Le flic me touche le minou » duke kënduar edhe me mirë, duke krahasuar lejën e lindjes për babanë me kerkesat për barazinë gjinore që nuk ekziston për të gjithë..
Mirë është të qeshësh por , pse te mos e përdorim armën e të qeshurit dhe të dëfrimit për të ndryshuar gjërat?
Përse të mos qeshim me zgjuarsi?
Në La Revue, asnjë nuk është i zhveshur nga e qeshura dhe qeshim me lot teksa personazhet me kostume ekstravagante, me personalitete te shumllojshé janë në prozhektor…Perdja mbyllet….burri me jelek të verdhë shfaqet përherë të fundit: shfaqja mbyllet mes të qeshurave e duartrokitjeve të spektatorëve.
E shtunë, 13 tetor, Era Malaj

 

Le malade imaginaire

Compagnie du Saule Rieur – Cyril Kaiser
Théâtre Le Crève-Coeur
Samedi 12 octobre
par Albana Krasniqi

« Tu as mal à l’oeil, retire – le, afin de sauver le deuxième ; Tu as mal au bras gauche, arache- le, afin de sauver l’autre…. »
C’est le mot d’ ordre du docteur Adhamulli alias Agroni, dans son adaptation extraordinaire du drame de Çajupi « Le malade imaginaire ».
Cette pièce ecrire par Molière en 1673, arrive dans les années 30 par le grand Gjergji Fishta, qui l’adapte et l’ intitule »Le malade imaginaire » qui englobe de multiples sens, et devient polysémique pour son époque « le malade fou, méchant,sans cervelle ».
Hier soir, à Crève Coeur, on a assisté à une représentation remarquable du »Le malade imaginaire »
Un jeu merveilleux,des voix interissables,les 4 acteurs et leurs 7 marionnettes, un Argon vertigineux, une musique prodigieuse, des timbres de ton étranges, des costumes intrigants, des marionnettes pleine d’âme, une scène mobile et des fenêtres qui s’ajoutent à remplir le vide.
Un pur plaisir visuel et auditif.
Le jeu contemporain,nous fait oublier l’époque de Molière.
De temps en temps les acteurs se prêtent au jeu des marionnettes…et on a de la peine à y croire qu’ils ne sont pas des humains.
De Molière à Cyril Kaiser, il y a quelques siècles écoulés mais, les douleurs, et les mots n’ont pas perdu leurs sens d’actualité…Et de penser que Molière a joué cette pièce en 1673…et que le destin a décidé qu’ il donne son dernier souffle à sa 4ième représentation, sur scène.
Hypocrisie, monsenge, mariage forcé pour les filles, mariage pour faire plaisir au père, l’avidité de devenir riche, maladies imaginaires,
soins et cures de miracle….
Il nous semble que le temps se prête à reprendre et à répéter les mœurs, les douleurs et même faire confiance aux soins médicaux.
Ce drame reste actuel et parle à chaque spectateur.

 

Le malade imaginaire

Compagnie du Saule Rieur – Cyril Kaiser
Théâtre Le Crève-Coeur
Samedi 12 octobre
par Albana Krasniqi

Nëse të dhemb një sy krreje, që të shpëtosh tjetrin, nëse të dhemb një krah, shkule që të shpëtosh tjetrin… kështu thoshte doktor Allamulli, alias Argoni në përshtatjen e jashtëzakonshme të Cajupit të dramës « I sëmuri për mend ».

Por kjo pjesë e shkruar nga Molieri në 1673, vjen në vitet ’30 edhe nga i madhi Gjergj Fishta që e titullon përshtatjen e tij « I ligu për mend » ky shqipërim i « le malade imaginaire » ( lit. I sëmuri imagjinar ) merr një kuptim të shumfishtë në epokën kur kjo pjesë u përshtat » i ligu : i sëmuri, i çmenduri, i keqi… »

Mbrëmë në Crève cœur, një realizim i shkëlqyer i «I sëmuri imagjinar » ( në shqip « I sëmuri për mend »)

Një lojë e mrekullueshme, zëra të pambarimtë ndër 4 aktorët dhe 7 marionetat, një Argan mendjemarrës, muzikë çorientuese, thekse të çuditshëm, kostume intrigante, marioneta plot shpirt, një skenë e lëvizëshme me dritare që mbushnin boshllëqet. Një kënaqësi e pastër vizive dhe auditive të premten mbrëma në Crève cœur .

Një lojë moderne që të bën të harrosh se po sheh një pjesë të Molierit. Shpeshherë aktorët luajnë si marionetat dhe marionetat plot shpirt të bjenë të harrosh që janë kukulla.

Nga Molieri te Cyril Kaiser, kohe ka kaluar por dhimbjet dhe fjalët nuk kanë humbur. Dhe të mendosh se është drama e fundit e shkruar dhe e luajtur nga Molieri më 1673, dhe që « zgjedh » si skenë të vdekjes së vet, shfaqjen e katërt për të dhënë shpirtin mbi skenë.

Hipokrizi, gënjeshtra, martesë e detyruar për vajzën, martesë për interes për babain, pangopësi për pasuri, sëmundje të imagjinuara, dhe mjekime e kura që bëjnë mrekulli ; na duket sikur koha përsërit ritet dhe dhembjet por edhe besimet e mjekimet.

Kjo dramë mbetet aktuale dhe këndi i shikimit i flet çdo spektatori. AKM

 

Be Arielle F.

de Simon Senn
samedi 12 octobre à L’Abri
par Luca Monteiro Marques

Samedi 12 octobre, 13h30, l’Abri, en attendant l’annonce des six lauréats qui auront l’honneur de se produire au festival « C’est déjà demain.9 », l’on propose au public présent une performance d’une quarantaine de minutes.
Un petit comité s’installe alors, face à un homme s’amusant avec la caméra d’un smartphone. Alors qu’il se filme, caméra frontale, en lip-syncant une chanson pop, l’image retransmise sur le mur derrière lui paraît comme différente. Sa tête est celle d’un autre.

La chanson terminée, il envoie un message: « Hi Arielle, it feels great to be you again » (Salut Arielle, cela fait plaisir d’être toi, à nouveau).
Les lumières baissent, le public se tait, l’histoire peut alors commencer.

Découlant d’une découverte presque accidentelle, la performance « Be Arielle F. » s’inscrit dans un débat des plus contemporains. Simon Senn achète le corps numérisé d’une réelle jeune femme, sur un site internet anglais, pour seulement 12 francs-suisse. Un casque de réalité virtuelle, quelques capteurs accrochés au corps, des heures de travail sur un programme informatique, et le voilà immergé dans le corps d’autrui. Il voit d’abord ses deux mains, mais plus fines que celles qu’il a l’habitude de voir. Il plonge ensuite la tête, une anatomie étrangère se révèle. Commence alors l’inspection corporelle, expérimentation de gestes. Simon Senn a désormais une corpulence féminine, le corps d’une femme. Il s’y sent bien. Comme si ce corps était sien.

Des questionnement apparaissent alors: Dans quelle mesure la loi protégerait de quelconques dérives? Qu’implique-t’il de soi de se paraître réellement autre? Comment en être venue à accepter de se numériser? Qui est cette femme?

Dans une forme de performance documentaire, Simon Senn part à la recherche d’Arielle F., en y mêlant enregistrements audio et vidéo de conversations avec les acteurs de son épopée, au sein d’un pays numérique caché à l’avenir incertain. L’identité et le genre, comme on les voit si peu souvent questionnés, car ici sous-tendus autour de cette question: « À qui appartient un corps » ?

 

Be Arielle F.

de Simon Senn
samedi 12 octobre à L’Abri
par Luca Monteiro Marques

Samedi, 12 tetor, 13h30, l’Abri, duke pritur lajmin e 6 laureateve që do të kenë nderin të paraqiten në festival in »E nesermja 9 është tashmë »publikut i propozohet një performance 40 minutëshe.
Një juri e vogël vendoset përballë një personi që argetohet me kamerën e një smartphoni.
Ndërkohë që ai filmohet,kamera frontale jep në që sfond një këngë pop, figura rijepet në murin e prapëm por, duket ndryshe…koka është e dikujt tjetër…
Kur kënga mbaron, ai dërgon një mesazh:
Hi Arielle,it geeks grest to be you Again.
« Mirdita Arielle, gëzohem që të jem Ti, përsëri ».
Si pasojë e një zbulimi gati aksidentalisht, performance « Bi Arielle.F » gjendet në një debat bashkëkohor.
Simon Senn, ble trupin e dichitalizuar të një gruaje te re dhe reale në një sit interneti anglez duke paguar vetëm 12 frs.
Një kaskë realiteti virtuoz, disa marrësa te varur nëpër trup, orë të tëra pune me një program informatik dhe ja…së fundi gjendet në trupin e dikujt tjetër.Sheh në fillim dy duart e tij por, me të holla, më fine.
Zhyt mandej kokën dhe zbulon një anatomi të çuditshme.Fillon kështu, inspektimi trupor, ushtrimi i lëvizjeve.Simon Seen, ka tashmë përmasa femërore, ka një trup gruaje.
Ndjehet mirë; ndjen sikur ky trup të ish i tij.
Shtrohen pyetjet:
Në ç’mënyrë, ligji do të mbronte variantet e ndryshme?
Si dhe në ç’ masë « vetja » angazhohet të duket realisht një tjetër?
Si mund të arihet të pranosh të dixhitalizohesh?
Kush është kjo grua?

Përmes një forme të shkëlqyer dokumentari,Simon Senn niset në kërkim të Arielle.F duke përzierë rregjistrimet audio e vidéo me biseda të aktorëve të epokës së tij në mes të njè vendi numerik të fshehur pas një të ardhme të pasigurt.
Identiteti dhe gjinia siç i shohim rrallë të vihen në pyetje, janë nën tension : » Kujt i përket një trup »?

Luca Monteiro Marques

 

Le malade imaginaire

Compagnie du Saule Rieur – Cyril Kaiser
avec Joël Waefler, Nicole Bachmann, Vanessa Battistini, Blaise Granget
Théâtre Le Crève-Coeur
Samedi 12 octobre
par Cherpillod Hugo

On se sent, au crève coeur, très rapidement comme chez sois. Quand alors on sʼintroduit dans lʼutérus chaud et accueillant du théâtre, dans sa petite salle ; la fois intimiste et accueillante on se voit directement projeté vers un autre univers, une autre histoire que la sienne. Dans ce cas-là, cʼest chez le malade imaginaire lui-même quʼil nous est autorisé de pénétrer. On le découvre sans plus attendre, dans son lit, prostré. Alors on comprend directement de quoi il sʼagit, de qui il sʼagit. Il attend sagement, dans son lit, que lʼon soit bien installé et prêts-prêtes ; sʼévader. Quand (lors les spectateurs-trices sont devenu-es masse homogène, quand les souffles nʼen font plus qu‘un, les premières marionnettes arrivent et la magie peut opérer.
Cyril Kaiser réussit un coup de maître, il nous rend cette partition cl(ire, lisible et entièrement distrayante. Cʼest sur un ton burlesque et grandiloquent quʼil nous présente cette comédie, cʼest cette approche qui la rend si percutante. La scénographie est finement pensée et elle permet une grande clarification des différents lieux dans lesquelles l( pièce se déroule, elle permet aussi un foisonnement impressionnant des espaces de jeu.
Les acteurs-trices portent avec brio et fiertés-es cette partition, et sʼen sortent magnifiquement bien dans le registre que le metteur en scène a proposé.
Lʼexercice des marionnettes ; taille humaine le demandant, ils-elles se retrouvent détenteur-trice de plusieurs rôle ; la fois. Le ou la comédienne manipule dʼune main son partenaire de jeu fait de tissu, il-elle le fait parler en modifiant ( voix et, du reste de son corps, lui répond en incarnant son propre personnage. Cʼest un exercice de haute voltige quʼils-elles réussissent haut la main.

Un des grands spectacle genevois de lʼannée 2019 qui, après son passage remarqué au crève cœur prendra place au théâtre des Marionnettes, cʼest lʼoccasion rêvée de le découvrir ou de le redécouvrir !


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